mardi 31 décembre 2013

Lettres actives

Que fais-tu A ?
Je brise le mot arme.
Que fais-tu B ?
Je flotte dans le mot barque.
Que fais-tu C ?
Je lâche le mot cri.
Que fais-tu D ?
Je chasse le mot dehors.
Que fais-tu E ?
Je cherche le mot exclu.
Que fais-tu F ?
J'annonce le mot fléau.
Que faites-vous lettres ?
Laisse-nous tranquilles !
Nous voici immobiles,
Oubliées, inutiles...








lundi 11 novembre 2013

Comme si

Comme s'il était seul au monde
Comme s'il arrivait en trombe
Le vent hurle sur son chemin

Comme si elle était en colère
Comme si elle était nucléaire
La mer déchaine ses tempêtes

Comme s'il semblait peureux
Comme s'il était malheureux
Le temps fuit à grand pas.


http://www.gerbaud.fr/images/categorie-gousset.jpg
 

Poésis chinoise

"La poésie ne parle de rien parce qu'elle est essentiellement une relation entre les mots."
Yves Bonnefoy

Dans la poésie chinoise ancienne, les mots sont agencés de façon à permettre plusieurs lectures. Le lecteur est donc aussi l'interprète.
Voici par exemple, la traduction littérale d'un poème de Wang Wei :

Accompagner voyageur/ jusqu'à la Haute-Tour
Fleuve-plaine/ obscur sans bornes
Soleil couchant/ oiseaux entrant voler
Homme cherchant/ s'en aller sans répit 


La mienne est :

Accompagner jusqu'à la Haute Tour, dans un adieu le voyageur
Qui suit le fleuve serpentant dans la plaine, perdu dans le crépuscule.
Sous le couchant, l'espoir tel un oiseau, s'envole, part si vite
Laissant le solitaire cherchant la paix errer dans le noir.


Donnez moi la votre par comms' !

mercredi 25 septembre 2013

Tautogramme

Mille musiques meurent, mélancolique mais majestueuses. Multiples mascarades, mirages mystérieux, morsures maléfiques. Mon manuscrit module maints mots muets, miroitants. Ma mélodie murmure, mandoline meurtrie, mimant mes maladroites mazurkas, mes mauvais madrigaux. Misère ! moments matinaux mourants malgré mes méticuleux micmac. Mes mots-mouches, mirlitons, m'importunent, m'impatientent, me malmènent. Marron, mauve, moelleux, minéral, mon monde merveilleux me ment. Machiavéliques métamorphoses, minutieuses métaphores, malheureux mariages manifestant maintes maladies minimes, modérées, mouchées. Merci !

mercredi 18 septembre 2013

Naufragé

Je suis un vieux voilier,
J'ai quitté mon port
Pour partir vers le Nord.

Je rêvais d'horizon,
De bruissements d'ailleurs
Et de mille couleurs.

Que n'ai-je donc pas vu ?
J'ai visité des îles
Et même les Antilles.

Libre comme la mouette,
J'allais à toutes voiles
En suivant les étoiles.

Fendant les flots, les vagues,
Respirant l'air marin,
Le sel et les embruns.
 
Moi, j'étais insouciant.
La tempête se leva,
Brisant mon grand mât.

Je ne les ai pas vu
Ces écueils, ces rochers,
Dents de pierre aiguisées.

Plus rien.

Les rouleaux me caressent
Sur cette plage inconnue;
Je me sens perdu.

Grand galion échoué,
Es-tu donc maudit,
Ô naufragé meurtri ?

Je suis à l'agonie;
J'aimerais bien pleurer
Mes voiles déchirées.

A jamais condamné,
Je ne reverrai plus
Mes souvenirs perdus.




Objectif : 
A partir du tableau ci-dessus de Dali, imaginez la réponse de l'homme-bateau au questions que vous lui aurez posez.
Votre poème commencera par :
Je suis un vieux voilier,
J'ai quitté mon port
Pour partir vers le Nord.

/!\ Votre production ne doit pas expliquer le tableau de Dali ! /!\

mercredi 14 août 2013

Poème gourmand

J'aime ces petits Gâteaux à la carotte
Que l'on aura rappé sans anecdote.
Puis on les mélangera à la cannelle,
A la farine, aux œufs, c'est sensationnel !
N'oubliez pas la poudre de zeste d'orange,
La levure, le sucre, c'est pas si étrange !
Et pour craquer, mettez du sucre en gros grain
Par-dessus cette pâte à la couleur d'airain.
Enfournez les moules et continuez la lutte
Thermostat 7 pendant quinze minutes.

mardi 13 août 2013

Litanie des mauvaises excuses

Désolée Maman, je n'ai pas pu ranger ma chambre parce que le premier étage s'est envolé !
Désolée Papa, je n'ai pas pu faire mes devoirs car mon stylo est tombé en panne !
Désolée Madame la bibliothécaire, je peux pas vous rendre votre livre parce qu'il s'est échappé !
Désolée Maman, je ne me suis pas tu car j'ai cru voir un ange passer !
Désolée Monsieur le professeur, je ne pourrai pas venir demain parce que j'aurai la gastro !
Désolée Papa, je n'ai pas gagné le concours car j'ai oublié de mettre mon nom sur le questionnaire !


Des contes qui riment


Connais-tu cette fillette
Qui doit porter la galette
Qui cueille des pâquerettes
Et ramasse des noisettes ?
Mais le loup dans sa cachette
Se dit : « Quelle bonne dînette ! »
Il va dans la maisonnette,
Mange grand-mère, met ses lunettes
Et se cache dans la chambrette
Pour attendre la pauvrette.


- Monsieur le Polichinelle
Faites-moi une robe en dentelle
Un chapeau et une ombrelle.
- Vous n’êtes pas assez belle !
Répondit Polichinelle
En jouant la ritournelle
Il changea la demoiselle
Qui devint très belle.


Les sept nains sont heureux :
Dormeur, le paresseux,
Atchoum, le grand frileux,
Prof et son air sérieux,
Timide, tout honteux,
Simplet, toujours peureux,
Le sympathique Joyeux,
Et même le vieux Grincheux.
Blanche-neige est avec eux.
Ils aiment ses beaux cheveux
Et ses plats délicieux.


Le coin du chercheur :
De quels contes s’agit-il ?


Contes à rimer par V.Piron

Le coquillage

Tout doucement, je le caresse,
Le pose dans le creux de ma main
Avec une certaine tendresse.
Moi, je rêve d'elle dans le matin,
De cette mer bleue qui scintille.
Et je lui pose mille questions.
Il me dit : "Écoute ma fille,
Écoute moi je te réponds."
J'approche mon oreille de lui
Et là j'entends le vent ! Les mouettes !
Les vagues ! Quand pour moi s'ouvre l'huis
D'un bel avenir sans tempêtes,
De joie je crie : "J'aime la mer
Et de mes ancêtres la terre !"


lundi 12 août 2013

L'alphabête

L'Alphabet,
Bête Comme ses pieds,
Drôle Et Fanfaron, 
Grimpe sur des Haricots Immenses
et Joue au Karaté Lentement.
Minutieusement, il  Note ses lettres Opaques.
Pape, Quille et compagnie sont dans son Répertoire.
Simplement, il Traque Un sanglier idiot,
champion de Vitesse.
Le Wapiti se moque de lui.
Le Xylophone qui s'appelle Yves
Zozote : "L'alphabête, il est zuper bête !"

Le Hibou

J’ai vu un hibou
Qui avait un appétit de loup.
Il m’a dit « Bonjour Marianne,
Je voudrais bien des bananes,
Une grappe de raisin
Avec une tranche de pain
Une salade bien frisée
Et des carottes râpées
Pour finir un verre de lait
Et une cuisse de poulet !"
Mais ce petit hibou
Qui mangeait  barbarement
A finit dans la boue
Tant il était gourmand !

Ma plume

Si ma plume était enchantée,
J'inventerais de nouveaux proverbes,
J'écrirais des poèmes superbes.
Je parlerais de coquillages, 
J'écrirais des poèmes sauvages.

Si ma plume était artiste,
Je ferais souvent le prophète.
J'écrirais des poèmes en miettes,
Je les lancerais dans le vent.
J'écrirais des poèmes charmants.

Mais ma plume est bouffonne !
Elle est rieuse, taquine,
Et surtout très brouillonne.
C'est cela qui cause ma ruine !


Merci !

C'est un petit mot tout simple
Mais qui pèse lourd
Si mes lèvre l'expriment avec douceur
C'est qu'il prend naissance au fond de Mon cœur.
Merci !
Un grand Merci, un petit Merci,
Peu importe sa taille
Il n'a pas de dimension …
Que ce soit dans la joie ou la tristesse
C'est un signe de reconnaissance
Qui ne connaît pas l'indifférence
Merci !
Un petit mot qui fait du bien
Quand  on le prononce
Un petit gracieux
Qui calme et qui réjouit
Merci !
Merci de m'avoir permis de te dire,
De vous dire :
Merci !

http://www.bouquinerieduplateau.com/attachments/Image/merci.jpg?template=generic

dimanche 4 août 2013

Quelques explications sur moi...

    Alors que le mal et le chaos régnaient dans son collège, une jeune de la campagne se rendit compte que le monde entier était atteint de la zizanie et décida que cette situation ne pouvait plus durer. Et lorsqu’elle trouva une étrange météorite dans son jardin, elle fut changée en une héroïne aux pouvoirs infinis. La jeune fille ne comprit pas ce qui se passa sur l'instant présent, mais le lendemain, lorsqu’un de ces lycéens tenta de la racketter, elle le souleva , et, sans aucune peine, l’envoya dans une benne à ordures non loin de là. C’est alors qu’elle comprit tout, et quand les journalistes la questionnèrent sur sa véritable identité, elle répondit : « Mon nom est Futura, je suis l'héroïne qui sauvera le futur ! » Mais qui est donc cette guerrière mystérieuse ? Son nom court sur toutes les lèvres mais personne ne sait qui elle est vraiment ! Plusieurs slogans se créèrent bientôt : « Donner à Futura l'énergie d'être meilleure. », « La victoire est en Futura. », « Futura, la classe à l'état pur. », « Futura, la plus grande de toutes les héroïnes ! », … Toujours de bonne humeur, elle aime partager un sourire, consoler ceux qui pleurent, redonner courage à ceux qui veulent abandonner... C’est une héroïne au grand cœur. Elle rêve souvent devant son cahier de brouillon entièrement gribouillé de caractères étranges, puis elle les dessine et les scrape. Particulièrement intelligente, elle tente à tout moment de viser les points faibles de ses ennemis pour faire régner la justice et la paix dans ce monde rempli de haine, de guerres et de drames. Futura sauve des vies. Tous croient en elle. Elle pratique le jujitsu et le judo. On l’a souvent vu galoper à cru sur un magnifique étalon blanc. Bref, ses amis l’appellent Flo, ses ennemis appellent les renforts... ;)


Solution du coin du chercheur

Et oui, il s'agit bien loup ! 
Élémentaire, ma chère AMarie T. !
 Bravo à toi !

Tux sherlock Holmes

jeudi 1 août 2013

La "bête"

    Une paire d'yeux brillait dans la pénombre du sous-bois. Des yeux couleur braise, soulignés de noir comme s'ils avaient étés maquillés. La bête. Sous ses yeux se dessinait un long museau se terminant par une gueule entrouverte, hérissées de dents blanches et aussi pointues que des poignards, où palpitait une longue langue couleur cerise. Sa tête était surmontée de petites oreilles velues. Le reste de cette apparition était un corps maigre mais puissant, perché sur quatre pattes. Tout au bout, il y avait une queue diabolique, aussi touffue que celle d'un écureuil ou d'un renard. L'ennui, c'est qu'elle n’appartenait ni à l'un, ni à l'autre...
     La bête, malgré l'éclat flamboyant de ses yeux, paraissait si calme. Où était donc passé le caractère cruel que les hommes prêtaient à sa race ? Elle restait là, si douce et noble. Elle semblait si docile ! On aurait pût douter que ce fût la tueuse en séries des contes. Mais il ne fallait pas oublier que cette créature n'était pas un chien mais une bête sauvage.
    On disait souvent l'entendre hurler au clair de lune une litanie terrifiante. La bête faisait peur, mais personne ne l'avait vue. En créature de la nuit, elle errait dans l'obscurité des bois.


Le coin du chercheur : De quel animal s'agit-il ?
 Je donnerai la réponse das mon  prochaine article... Creusez vous bien les méninges ! ;)

Le Chêne et l'Orage



D'un calme harmonieux,
Mes branches dans le vent,
Je regarde et j'entends
Son souffle tempétueux.

Mes longs gémissements
Attendent un prodige,
Qu’ils ne soient pas vestige
D'un chêne verdoyant.

Tristes oscillations !
L'orage terrifiant
Approche, foudroyant,
Aux sombres intentions.

Dans ma mélancolie,
Un éclair m’épouvante.
La tourmente, accablante,
Me laisse à l'agonie.