lundi 11 novembre 2013

Poésis chinoise

"La poésie ne parle de rien parce qu'elle est essentiellement une relation entre les mots."
Yves Bonnefoy

Dans la poésie chinoise ancienne, les mots sont agencés de façon à permettre plusieurs lectures. Le lecteur est donc aussi l'interprète.
Voici par exemple, la traduction littérale d'un poème de Wang Wei :

Accompagner voyageur/ jusqu'à la Haute-Tour
Fleuve-plaine/ obscur sans bornes
Soleil couchant/ oiseaux entrant voler
Homme cherchant/ s'en aller sans répit 


La mienne est :

Accompagner jusqu'à la Haute Tour, dans un adieu le voyageur
Qui suit le fleuve serpentant dans la plaine, perdu dans le crépuscule.
Sous le couchant, l'espoir tel un oiseau, s'envole, part si vite
Laissant le solitaire cherchant la paix errer dans le noir.


Donnez moi la votre par comms' !

1 commentaire:


  1. Voici la mienne :


    Je t'accompagne, Voyageur,

    Jusqu'à la Haute-Tour,

    D'où tu verras le fleuve immense

    Serpenter sur la plaine.




    A la lente tombée du jour.

    Les oiseaux de la nuit

    Frôleront de leurs sombres ailes

    Les pierres du mur gris.




    Mais ta quête sans fin, sans but,

    Ne trouvera répit,

    Homme aux rêves obscurs,

    Qu'à l'ultime instant de ta vie.

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